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SUD éduc 44
Solidaires
La lettre de
SUD éducation Loire-Atlantique
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1er degré : Pour l'amélioration des conditions de travail et contre la carte scolaire
Toutes et tous en grève le 20 février 2018 !
► Afficher l'appel 1er degré

Dans un contexte où de très nombreux - nombreuses collègues sont déjà en difficulté ou en souffrance, les classes trop chargées en nombre d'élèves, le nombre de postes de maîtres surnuméraires en baisse constante, les postes de remplaçants et les postes Rased insuffisants, la dotation budgétaire annoncée par le recteur pour la Loire-Atlantique (67 postes dont 33 pris sur la dotation des autres départements de l'Académie) va encore dégrader les conditions de travail des enseignant-es et des élèves l'an prochain.

L'intersyndicale (SNUIPP-FSU44, SUD-Education) appelle donc les enseignant-es et les personnel-les non enseignants (AESH, EVS) à être
en grève mardi 20 février 2018
Pour exiger :
- une nouvelle dotation en postes à la hauteur des besoins pour la Loire-Atlantique !
- de ne fermer aucune classe et d'ouvrir quand ces seuils sont atteints ;
- de créer des postes de maîtres surnuméraires dans toutes les écoles ;
- de créer les moyens RASED nécessaires à la prise en charge des élèves en difficulté ;
- de créer des postes ASH (ULIS ou établissements) pour accueillir les élèves en situation de handicap dont les familles le demandent ;
- mettre en place des formations initiale et continue à la hauteur des besoins professionnels des enseignant-es.
Rassemblement devant l'inspection Académique mardi 20 février à 10h
Toute la fonction publique, tous les services publics sont attaqués !
Toutes et tous en grève et dans les manifestations le 22 mars !
Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal depuis janvier par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG. Les maigres augmentations salariales prévues pour 2018 par le PPCR ont été reportées.
Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous écrivions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salarié·e·s du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins-disant. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.
Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisé·e·s d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer... S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Une casse du service public qui se décline de la maternelle à l’université
Le projet d’ensemble de la fonction publique est d’ailleurs cohérent avec le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation.
Les postes aux prochains concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le 2nd degré et de 10 % dans le 1er degré, qui continue d’être désorganisé par des mesures de pure communication et qui subit des pressions régressives sur les contenus et sur les pratiques pédagogiques.
La réforme du bac et du lycée prévoit de son côté une remise en cause du statut des enseignant·e·s, une baisse des horaires et donc des postes, l’accroissement des inégalités entre élèves et entre établissements.
Quant à la sélection à l’université, c’est la poursuite de la destruction de l’enseignement supérieur public largement engagée avec la LRU en 2007. C’est la porte ouverte à la hausse des frais d’inscription et un cadeau pour l’enseignement privé qui va accueillir moyennant finances les bachelier·e·s recalé·e·s.

Construisons la convergence et la grève unitaire le 22 mars
Sept organisations syndicales de la fonction publique appellent à la grève le 22 mars pour revendiquer une hausse des salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contractuel·le·s, l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, la défense du système de retraite par répartition.
Alors que le gouvernement mène une offensive tout azimut contre les salarié·e·s (le statut des cheminot·e·s est lui aussi remis en cause), il faut réussir la mobilisation la plus importante possible le 22 mars, qui doit être un point d’appui pour la construction d’un mouvement de grève reconductible et de convergence des luttes.

Toutes et tous en grève et dans les manifestations ! Défendons le bien commun qu’est le service public. Remettons le progrès social au goût du jour.
Le dernier bulletin Cap au Sud : Cap au Sud n°86
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